DIEU NOTRE PÈRE, Nous te rendons grâce pour les soixante années de vie, de foi et de mission de notre Diocèse de Nouméa. Merci pour tous ceux qui, au fil des générations, ont annoncé l'Évangile sur cette terre, servi leurs frères et sœurs, témoigné de ton amour et fait grandir ton Église. Nous te bénissons pour les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux, les religieuses et les fidèles laïcs qui ont consacré leur vie à ta mission En cette année jubilaire, renouvelle en nous la joie de croire, la force d'espérer et l'audace d'aimer. Apprends-nous à marcher ensemble dans l'unité, le respect et la fraternité, au cœur de la diversité des peuples et des cultures de la Nouvelle-Calédonie. Que ton Esprit Saint guide notre diocèse vers un avenir de paix, de réconciliation et de communion. À l'exemple de la Vierge Marie, Notre-Dame du Pacifique,donne-nous un cœur disponible à ta volonté et attentif aux plus petits. Fais de notre Église diocésaine une communauté missionnaire,accueillante et rayonnante, témoin de la Bonne Nouvelle auprès de tous. Nous te confions les générations passées, présentes et futures, afin que ton amour demeure au centre de notre vie. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

15/08/2026

SAMEDI 15 AOUT 2026 : SOLENNITE DE L'ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

 « Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles » (Lc 1, 39-56)
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis :
Marie est entrée dans la gloire de Dieu ;
exultez dans le ciel, tous les anges !
Alléluia. Alléluia

1er novembre 1950 : Proclamation du dogme de l'Assomption

Constitution Apostolique Munificentissimus Deus (cliquer sur le lien)


L'Immaculée Conception
de Bartolomé Esteban Murillo
entre 1660 et 1665
Musée du Prado (Madrid)



En contemplant aujourd’hui Marie dans le mystère de son Assomption, une parole de l’Évangile me revient : « Marie retenait toutes ces choses et les méditait dans son cœur. »

Cette phrase nous révèle peut-être quelque chose d’essentiel de son chemin.

Marie n’a pas tout compris dès le commencement. Elle a reçu une parole qui la dépassait. Elle a connu l’émerveillement, mais aussi le questionnement, l’inquiétude, la douleur et le silence.

Et pourtant, elle a dit Fiat : « Que tout m’advienne selon ta parole. »

Ce Fiat n’est pas le consentement de quelqu’un qui aurait toutes les réponses. C’est le « oui » de quelqu’un qui accepte de faire confiance à Dieu alors même qu’il ne voit pas encore tout le chemin.

Marie ne demande pas à Dieu de lui montrer l’avenir avant de marcher. Elle avance avec cette lumière suffisante pour le pas présent.

C’est peut-être là que son chemin rejoint profondément le nôtre. Nous aussi, nous rencontrons des événements que nous ne comprenons pas. Des portes qui se ferment, des épreuves, des séparations, des attentes qui durent. Nous aimerions parfois que Dieu nous explique avant de pouvoir lui faire confiance.

Marie nous apprend l’inverse : Faire confiance avant de tout comprendre.

Elle garde les événements dans son cœur. Elle les médite. Elle les laisse peu à peu devenir lumière. Son Fiat devient ainsi un chemin de confiance et d’amour.  Car dire « oui » à Dieu ne signifie pas que nous ne connaîtrons plus la souffrance. 

Marie nous le montre jusqu'au pied de la Croix. Son Fiat l’a conduite à travers des chemins qu’elle n’aurait probablement pas choisis elle-même. Mais elle est demeurée. Elle est demeurée dans l’amour, même au pied de la croix : Elle est la Stabat mater, elle est la Piéta prenant son Fils dans ses bras maternels.

Et c’est peut-être cela, la sainteté : demeurer dans l’amour lorsque nous ne comprenons plus.

L’Assomption vient alors comme l’aboutissement de ce chemin. Celle qui avait remis toute sa vie entre les mains de Dieu est désormais élevée dans sa gloire, en âme et en corps.

Marie nous rappelle ainsi que notre vie aussi est un chemin. Nous n’en voyons pas toujours le sens. Nous ne savons pas ce que Dieu fera de nos blessures, de nos attentes, de nos recommencements, de nos faiblesses.

Mais nous pouvons dire, à notre mesure, notre propre Fiat : « Seigneur, je ne comprends pas tout, mais je te fais confiance. Je ne vois pas tout le chemin, mais je veux faire le prochain pas. Je ne sais pas ce que demain sera, mais je choisis aujourd’hui de demeurer dans ton amour. »

Marie nous apprend cette confiance humble et persévérante. Elle nous apprend que l’espérance n’est pas l’absence de questions. Elle est cette petite lumière qui demeure au cœur même de nos questions.

Alors, lorsque notre chemin devient obscur, tournons-nous avec confiance vers elle, afin qu’elle nous apprenne à garder les choses dans notre cœur, à ne pas avoir peur du silence, à accueillir ce que nous ne comprenons pas encore. Et surtout, qu’elle nous apprenne à redire avec elle :
Fiat
Oui, Seigneur.
Oui à ta présence.
Oui à ton amour.
Oui au chemin que je ne connais pas encore.

Car peut-être que la véritable confiance ne consiste pas à savoir où l’on va, mais à savoir entre quelles mains nous avons choisi de marcher. Et ces mains sont celles d’un Dieu qui nous aime.

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