Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. Amen - Seigneur Jésus, j'ai confiance en toi

SERVICE : PORTER LA COMMUNION AUX MALADES







😃 Contact : 
  • Permanence / Secrétariat de la Cathédrale : Tél. 273-288
  • Légion de Marie (Mr Christian Marin)
  • Diacre Gérard Micheneau

Porter la communion aux malades : un chemin de grâce dans la fragilité

Il existe, au cœur de l’Église, des gestes si simples qu’ils semblent presque ordinaires, et pourtant ils portent une lumière capable de transformer les cœurs.

Porter la communion aux malades fait partie de ces gestes. C’est un ministère où la fragilité rencontre la présence du Christ, où la souffrance s’ouvre à la consolation, où la maison d’un malade devient, l’espace d’un instant, un sanctuaire.

Lorsque l’Église porte la communion à un malade, ce n’est pas seulement un envoyé qui franchit le seuil d’une maison : "c’est le Christ Lui-même qui vient visiter son enfant".

Dans l’hostie consacrée, Il se donne avec la même tendresse qu’Il avait pour les malades de l’Évangile. Il vient rejoindre la personne dans ce qu’elle vit, avec ses forces limitées, ses peurs, sa solitude parfois, mais aussi avec son espérance.

Pour beaucoup, ce moment devient un souffle : une paix descend sur le cœur, une clarté nouvelle sur le sens de la vie, une force pour avancer malgré l’épreuve.

Car l’Eucharistie n’est jamais un symbole : elle est "la présence réelle du Christ", douce et exigeante, silencieuse mais plus vivante que tout.

Porter la communion, c’est entrer sur une terre sainte : la chambre, le lit du malade devient une petite chapelle, le silence devient prière, le regard du malade devient une icône de la confiance.

Le ministre qui porte le Saint-Sacrement marche alors comme un serviteur discret, conscient de la beauté du mystère qui lui est confié. 

Ce ministère demande plus que des paroles : il demande un cœur capable de s’arrêter, d’écouter, de compatir, de prier. Parfois, il n’y a rien à dire : seule la présence du Christ parle, guérit, console.

Chaque rencontre devient un acte d’offrande :
  • l’offrande du malade, qui remet sa vie entre les mains du Seigneur ;
  • l’offrande du visiteur, qui devient instrument de paix, témoin de la douceur de Dieu.
Dans la fragilité, le Christ se fait proche.

Beaucoup de malades témoignent que recevoir la communion est pour eux comme une lampe allumée dans la nuit. Elle met de la lumière dans leurs questions, de la chaleur dans leur solitude, de l’espérance dans leur fatigue.

L’Eucharistie n’efface pas toutes les souffrances, mais elle murmure au cœur : " Tu n’es pas seul. Je suis avec toi.Et cette phrase suffit souvent à redonner sens au chemin.

En portant la communion, l’Église accomplit l’un de ses plus beaux gestes de miséricorde.
Elle ne laisse pas ses membres isolés dans la maladie : elle se fait pèlerine de la charité, proche des plus fragiles, fidèle aux promesses du Christ.

C’est un service humble, mais profondément missionnaire : là où l’on ouvre la porte à celui qui porte l’Eucharistie, on ouvre surtout la porte au Seigneur.

Et par ce geste, les maisons deviennent des lieux de grâce, les cœurs se transforment, Dieu circule dans les couloirs de la vie ordinaire.

Peut-être le Seigneur appelle-t-Il certains à se tenir près des malades, à être ces mains qui portent le Pain de Vie, à devenir ces témoins silencieux de Sa tendresse.

C’est une mission simple, mais qui demande un cœur de disciple : un cœur qui prie, qui aime, qui se laisse toucher. Car en fin de compte, porter la communion aux malades, c’est aussi la recevoir d’eux : on reçoit leur foi, leur patience, leur abandon.

Ils deviennent maîtres d’espérance et compagnons de prière. L’Eucharistie portée aux malades est un rayon du Ciel qui descend dans la fragilité humaine. Elle dit la fidélité de Dieu.
Elle dit la tendresse de l’Église. Elle dit que la vie, même blessée, reste un lieu où Dieu se donne. Et chaque fois que le Christ franchit le seuil d’une maison, quelque chose de saint commence.

J’étais malade, et vous m’avez visité.
Matthieu 25, 36

Cette parole du Christ éclaire tout le sens du service rendu aux malades : chaque visite, chaque présence fraternelle, chaque communion portée est une rencontre avec Jésus Lui-même, caché dans la fragilité de nos frères.


Prière pour les malades

Seigneur Jésus,
Toi qui viens rejoindre chacun dans sa faiblesse,
nous Te confions aujourd’hui tous les malades,
tous ceux qui souffrent dans leur corps, leur esprit ou leur cœur.

Que Ta présence réelle, reçue dans l’Eucharistie,
soit pour eux lumière dans la nuit,
force dans l’épreuve,
et paix profonde au milieu de leurs inquiétudes.

Donne-leur de sentir qu’ils ne sont jamais seuls,
que Ton regard les enveloppe,
que Ton amour les porte.

Bénis aussi ceux qui les visitent :
qu’ils soient instruments de Ta consolation,
et serviteurs humbles de Ta miséricorde.
témoins de Ta douceur,

Seigneur, dépose Ta paix dans chaque maison visitée,
dans chaque chambre et chaque lit habités par la souffrance,
et fais de ces lieux des sanctuaires où Ta grâce circule.

Amen.


Livre recommandé
Porter la communion Recommander à Dieu SNPLS
Disponible au CDC (derrière la cathédrale) 
Lien utile extrait rituel (source SNPLS)




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.