DIEU NOTRE PÈRE, Nous te rendons grâce pour les soixante années de vie, de foi et de mission de notre Diocèse de Nouméa. Merci pour tous ceux qui, au fil des générations, ont annoncé l'Évangile sur cette terre, servi leurs frères et sœurs, témoigné de ton amour et fait grandir ton Église. Nous te bénissons pour les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux, les religieuses et les fidèles laïcs qui ont consacré leur vie à ta mission En cette année jubilaire, renouvelle en nous la joie de croire, la force d'espérer et l'audace d'aimer. Apprends-nous à marcher ensemble dans l'unité, le respect et la fraternité, au cœur de la diversité des peuples et des cultures de la Nouvelle-Calédonie. Que ton Esprit Saint guide notre diocèse vers un avenir de paix, de réconciliation et de communion. À l'exemple de la Vierge Marie, Notre-Dame du Pacifique,donne-nous un cœur disponible à ta volonté et attentif aux plus petits. Fais de notre Église diocésaine une communauté missionnaire,accueillante et rayonnante, témoin de la Bonne Nouvelle auprès de tous. Nous te confions les générations passées, présentes et futures, afin que ton amour demeure au centre de notre vie. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

LE SENS CHRÉTIEN DU BÉNÉVOLAT : MARCHER A LA SUITE DE JÉSUS

 


Dans notre société, beaucoup de personnes donnent un peu de leur temps pour aider les autres : on appelle cela le bénévolat. Mais pour nous, chrétiens, cet engagement prend une saveur particulière. Il est plus qu’une simple générosité humaine : il est une réponse à l’appel du Christ, qui nous a dit : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22,27).

Être bénévole, c’est marcher à la suite de Jésus, qui n’a pas cherché son propre intérêt mais a donné sa vie pour chacun de nous. Chaque geste de service, même petit et discret, devient alors une manière de rendre présent l’amour de Dieu dans notre monde. Accueillir, écouter, visiter, aider, sourire… ce sont autant de façons de dire avec nos actes : « Seigneur, je veux aimer comme Toi. »

Le bénévolat est aussi une école d’humilité et de joie. On ne s’y engage pas pour être vu ou reconnu, mais pour répondre à un besoin. Et pourtant, bien souvent, ceux qui donnent découvrent qu’ils reçoivent davantage encore : une rencontre, une parole, un sourire qui les enrichit et les fait grandir. C’est le mystère de la charité : plus on donne, plus on reçoit.

Enfin, le bénévolat est un chemin de sainteté. Nos petits gestes, accomplis avec foi et amour, sont déjà des semences du Royaume. Ils transforment nos journées en prière et font de nos vies une offrande. Comme nous le rappelle Jésus : « Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

N’ayons pas peur de donner de notre temps, de nos forces, de notre cœur. Chaque engagement, chaque service, si humble soit-il, est précieux aux yeux de Dieu. Et ensemble, comme Église, nous rendons visible l’Évangile par la gratuité et la joie du don.


« Quand Jésus est sorti en mer avec ses disciples, Il ne pensait pas seulement à cette pêche. C'est pourquoi... Il répond à Pierre : « Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Et, à cette nouvelle pêche, l'efficacité divine ne fera pas non plus défaut : les apôtres seront les instruments de grands prodiges, malgré leur misère personnelle. 

      Nous aussi, si nous luttons tous les jours pour atteindre la sainteté dans notre vie ordinaire, chacun dans sa propre condition au milieu du monde et dans l'exercice de sa profession, j'ose affirmer que le Seigneur fera de nous des instruments capables de réaliser des miracles, et des plus extraordinaires, si besoin est. Nous donnerons la lumière aux aveugles. Qui ne pourrait raconter mille exemples de la façon dont un aveugle presque de naissance recouvre la vue et reçoit toute la splendeur de la lumière du Christ ? Un autre était sourd et un autre muet, qui ne pouvaient entendre ou articuler un seul mot en tant qu'enfants de Dieu... : ils entendent et ils s'expriment comme de vrais hommes... « Au nom de Jésus », les apôtres restituent ses forces à un infirme incapable de tout acte utile... : « Au nom du Seigneur, lève-toi et marche ! » (Ac 3,6) Un autre, un mort, qui sentait déjà, a entendu la voix de Dieu, comme lors du miracle du fils de la veuve de Naïm : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi » (Lc 7,14 ; Ac 9,40).

      Nous ferons des miracles comme le Christ, des miracles comme les premiers apôtres. Ces prodiges se sont peut-être réalisés en toi, en moi : peut-être étions nous aveugles, ou sourds, ou infirmes, ou sentions-nous la mort, quand la Parole de Dieu nous a arrachés à notre prostration. Si nous aimons le Christ, si nous le suivons pour de bon, si c'est lui seul que nous cherchons, et non pas nous-mêmes, en son nom nous pourrons transmettre gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement.» 

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975) prêtre, fondateur

(Homélie in Amigos de Dios - trad. Amis de Dieu, Laurier 2000, p. 320 rev. - source : Notre Dame des Internautes 05/09/2025)

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