SINE DOMENICO, NON POSSUMUS !
Les martyrs d'Abitène en 305
"Sanctifier le jour du Seigneur" et les fêtes d'obligation (Noël, Ascension, Assomption et Toussaint dans notre diocèse) fait partie des Commandements auxquels les croyants doivent rester fidèles. Cette sanctification du dimanche comporte normalement la participation effective à la Messe, sacrifice eucharistique du Christ, qui rassemble visiblement son Eglise, ces jours-là, pour autant, bien sûr, que la possibilité existe." (cf. Catéchisme de l'Eglise Catholique n° 1166 sv ; n° 2174 sv.)
Ce n'est pas seulement du fait du trop petit nombre de prêtres, mais bien à cause d'autres raisons connues dans l'Eglise et, particulièrement dans notre diocèse, depuis l'origine, comme le grande dispersion des villages et des tribus, qu'il arrive que cette participation physique à la messe soit impossible (a). Pourtant, il convient, également dans ce cas, de rassembler la communauté chrétienne locale pour constituer l'Eglise dans cette célébration dominicale qui, bien que n'étant pas une Messe, sera alors vécue en communion spirituelle avec toutes les messes célébrées ce jour-là dans le monde entier.
La personne désignée (ou le catéchiste s'il y en a un) assurera alors la direction de cette prière, comme il est souhaitable qu'un responsable laïc le fasse en l'absence du prêtre ou du diacre. Si la chose a été prévue avec le prêtre responsable de la paroisse, la personne désignée distribuera la Sainte Communion au cours de cet office liturgique. Le présent "Guide Liturgique" (b) devrait permettre des célébrations dirigées par des laïcs dans les meilleurs conditions ; il conviendra qu'une formation appropriée soit donnée dans les paroisses et dans les communautés pour qu'il serve à tous les fidèles, dans leur relation à Dieu. Saint Pierre Chanel a donné sa vie dans ce but, que son intercession nous encourage, aujourd'hui encore, à suivre la voie qu'il nous a indiquée.
Nouméa, le 28 avril 1997En la fête de St Pierre ChanelMichel Marie CALVETArchevêque de Nouméa
(a) NDLR : Depuis 1997, d'autres facteurs se sont ajoutés. Le nombre de plus en plus restreint de prêtres, les phénomènes sociétaux, l'évolution sociologique des populations, la mobilité des populations, le déracinement vécu par certaines populations, etc.
(b) NDLR : Guide "Liturgie du Dimanche dirigée par des laïcs", Rituel pour les Assemblée Dominicales dirigées par des laïcs dans le diocèse de Nouméa, CERN, 1999.

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