Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. Amen - Seigneur Jésus, j'ai confiance en toi

07/02/2026

08 FEVRIER : 5ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNEE A

 

« alors, voyant ce que vous faites de bien,

ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Mt 5, 13-16)



©Bernadette Lopez
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Lorsque Jésus proclame à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde », il ne s’adresse pas à des individus isolés, mais à une communauté appelée à vivre et à témoigner ensemble. Cette parole révèle la vocation profonde de l’Église : être, dans le monde, le Corps du Christ, signe visible de sa présence et de son amour.

Saint Paul l’affirme avec force : « Vous êtes le Corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes membres de ce Corps » (1 Co 12,27). L’Église n’est pas une juxtaposition de croyants, mais une communion vivante, où chaque membre reçoit des dons différents pour une même mission.

Être sel et lumière n’est donc pas une tâche réservée à quelques-uns : c’est la responsabilité de tout le Corps. Chacun, par sa vocation propre, contribue à la saveur et à la clarté que le Christ veut offrir au monde.

Le concile Vatican II rappelle que l’Église est, dans le Christ, « comme un sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Lumen Gentium, 1). Être sel de la terre et lumière du monde, c’est précisément cela : rendre visible ce que Dieu accomplit invisiblement. Par la Parole annoncée, les sacrements célébrés et la charité vécue, l’Église manifeste au monde la présence agissante du Christ.

Dans le Corps du Christ, aucune mission n’est secondaire. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Co 12,26). De même, lorsqu’un membre témoigne fidèlement de l’Évangile, c’est tout le Corps qui rayonne. La lumière de l’Église n’est jamais l’œuvre d’un seul, mais le fruit d’une communion. Elle brille lorsque les charismes sont reconnus, accueillis et mis au service de tous.

Selon Lumen Gentium, le peuple de Dieu est envoyé pour être « le germe très solide d’unité, d’espérance et de salut pour tout le genre humain » (LG 9). L’Église ne vit pas pour elle-même : elle existe pour la mission. Dans nos paroisses, nos familles, nos engagements quotidiens, nous sommes appelés à vivre comme un Corps en sortie, portant ensemble la saveur de l’Évangile et la lumière du Christ.

Aujourd’hui encore, le Seigneur adresse cette parole à son Église : « Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. » En demeurant unis au Christ et les uns aux autres, laissons l’Esprit Saint faire de nous un Corps vivant, missionnaire, offert pour la vie du monde.


Envoie ton Église au cœur du monde,
Corps du Christ, témoin de ta lumière.
Que la croix soit notre guide,

toujours au cœur de nos vies.

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