L'argent du tribu
Pierre Paul Rubens, vers 1612
Musée des Beaux-Arts de San Francisco
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PRIERE UNIVERSELLE (PRIERE DES FIDELES)
VISIO DU 25 OCTOBRE 2026 - 18H30 - Flasher le QR code
La monnaie porte l’effigie de César, mais chaque être humain porte en lui l’image de Dieu. Cette parole de Jésus nous conduit à une question essentielle : A qui est-ce que j’appartiens vraiment ?
Nous appartenons à une famille, à une communauté, à un pays, et nous avons dans le monde des responsabilités et des engagements. Mais, au plus profond de notre être, notre appartenance première est en Dieu. C’est Lui qui nous a créés, qui nous donne la vie et qui nous appelle, chacun de manière unique, à refléter l’image de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ.
Reconnaître cette appartenance, c’est accueillir notre vie comme un don et apprendre à la vivre dans la gratitude. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est lui remettre notre cœur, notre conscience, nos choix et toute notre existence, afin que son amour nous transforme et que son image rayonne en nous.
Mais appartenir à Dieu ne signifie pas se retirer du monde, bien au contraire, cela nous envoie vers Lui. Nous sommes appelés à donner Dieu au monde, non pas seulement en parlant de Lui, mais en laissant sa présence devenir vivante à travers nous. Le monde n’a pas seulement besoin de personnes qui parlent de Dieu ; il a besoin de rencontrer sa bonté, sa miséricorde et sa lumière dans des vies habitées par l’Évangile.
Notre vocation ne peut donc se réduire à l’accomplissement de tâches, à l’application de règles ou à l’exercice d’une fonction. Nous ne sommes pas appelés à être de simples fonctionnaires de la foi, ni des bergers mercenaires qui prennent soin du troupeau tant que cela ne leur coûte rien. Nous sommes appelés à devenir des disciples dont le cœur est uni à celui du Christ, le Bon Pasteur, qui connaît ses brebis et donne sa vie pour elles.
Il ne suffit pas de faire quelque chose pour Dieu : il s’agit de laisser Jésus agir en nous et à travers nous, de devenir ses mains qui servent, son regard qui accueille, sa voix qui console et sa présence qui relève.
Nous ne sommes ni les propriétaires de l’Évangile ni les maîtres de l’œuvre de Dieu. Nous en sommes les serviteurs et les témoins. Comme le Christ, nous sommes invités à nous approcher de chacun avec vérité, humilité et amour, dans la simplicité d’un cœur à cœur. Alors, nos gestes les plus simples peuvent devenir des lieux de rencontre avec Dieu : un bonjour, un sourire, une écoute attentive, un service rendu, un merci sincère.
C’est ainsi que notre foi prend chair dans les réalités humaines, familiales, sociales et professionnelles. Elle ne nous détourne pas du monde, mais nous apprend à l’habiter autrement, à discerner les appels de l’Esprit et à y répondre avec courage et espérance. Chaque lieu de vie devient alors un espace où le Christ peut se rendre présent à travers nous.
Nos richesses, notre travail, notre poste, notre grade, notre pouvoir, notre autorité, nos biens, notre intelligence ou nos connaissances ne disent pas l’essentiel de ce que nous sommes. Ces réalités ont leur place, mais aucune ne définit notre identité profonde. Au-delà de tout cela, la seule réalité qui compte, la seule vérité qui subsiste et subsistera, c'est que nous sommes créés à l’image de Dieu, nous lui appartenons et c’est en Lui que se révèle notre véritable identité.
L’essentiel n’est donc pas tant la place que nous occupons dans le monde que la lumière que nous y rendons visible : celle du Père et l’amour du Christ qui nous habite.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est lui rendre notre vie pour qu’Il puisse, à travers elle, se donner au monde. C’est marcher à la suite du Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie, jusqu’à ce que notre manière d’être, de servir et d’aimer devienne le reflet de sa présence.
Ainsi, jour après jour, notre existence peut devenir une réponse reconnaissante à l’amour reçu : une Eucharistia, une vie enracinée en Dieu, offerte aux autres et disponible à l’action de son Esprit. Nous ne sommes pas seulement appelés à parler du Christ, mais à le rendre visible par notre vie : lorsque nous nous rassemblons pour célébrer l’Eucharistie, dans nos familles, sur nos lieux de travail et dans tous nos milieux de vie.
Ainsi, rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est finalement lui offrir notre cœur pour que le Christ puisse aimer en nous, servir par nous et rejoindre, à travers nous, ceux qu’Il place sur notre chemin.


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