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Il faut bien comprendre cet Évangile, ne pas abaisser la communion au Corps et au Sang du Christ à un "rite magique", qui agirait indépendamment de nous, comme le fait un médicament. En tout, toujours, Dieu travaille "avec nous".
Il y a "communier" et "être en communion avec", comme il y a "faire l'amour" et "aimer". On sent bien qu'il y a quelque chose d'insatisfaisant à "faire l'amour" sans aimer, comme de communier sans "être en communion avec".
Si la foi peut, à la limite, se passer du sacrement ( "communion spirituelle", "baptême de désir"…), le sacrement ne peut jamais aller sans la foi. La foi est déjà une première communion à Jésus, qui doit précéder le rite sacramentel et est orientée vers lui. … Comme l'amour doit précéder l'acte d'amour et le faire désirer.
Si Jésus insiste lourdement sur la nécessité de la communion à son corps et à son sang pour avoir la vie éternelle, c'est pour rappeler qu'on ne peut pas être sauvés sans lui, mais celle-ci ne peut se passer de la communion spirituelle.
Que forment "un seul corps" ceux qui ont "part à un seul pain". Est indigne de l'eucharistie celui qui vient communier au corps du Christ, mais refuse la communion avec ses frères en Jésus-Christ.
Celui qui garde sa vie pour lui-même refuse de faire corps avec ses frères, ou méconnaît les appels de l'Église, corps du Christ.
Comme le Peuple d'Israël, nous sommes appelés à nous souvenir des merveilles de Dieu "hier", pour vivre "aujourd'hui" dans la fidélité à sa Parole, et nous ouvrir "à demain" dans l'espérance.
Il n'y a pas aujourd'hui de procession du Saint Sacrement. On a l'habitude de présenter Dieu au monde dans un ostensoir, un objet digne de Dieu, fait de main d'homme. Aujourd'hui, c'est nous l'ostensoir, créé par Dieu pour présenter son Fils au monde.
Montrons-nous dignes, extérieurement et intérieurement, de cette Présence.
Père François-Xavier de Viviès, sm
Source CERN/ddec.nc
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