DIEU NOTRE PÈRE, Nous te rendons grâce pour les soixante années de vie, de foi et de mission de notre Diocèse de Nouméa. Merci pour tous ceux qui, au fil des générations, ont annoncé l'Évangile sur cette terre, servi leurs frères et sœurs, témoigné de ton amour et fait grandir ton Église. Nous te bénissons pour les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux, les religieuses et les fidèles laïcs qui ont consacré leur vie à ta mission En cette année jubilaire, renouvelle en nous la joie de croire, la force d'espérer et l'audace d'aimer. Apprends-nous à marcher ensemble dans l'unité, le respect et la fraternité, au cœur de la diversité des peuples et des cultures de la Nouvelle-Calédonie. Que ton Esprit Saint guide notre diocèse vers un avenir de paix, de réconciliation et de communion. À l'exemple de la Vierge Marie, Notre-Dame du Pacifique,donne-nous un cœur disponible à ta volonté et attentif aux plus petits. Fais de notre Église diocésaine une communauté missionnaire,accueillante et rayonnante, témoin de la Bonne Nouvelle auprès de tous. Nous te confions les générations passées, présentes et futures, afin que ton amour demeure au centre de notre vie. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

13/06/2026

DIMANCHE 14 JUIN 2026 : 11ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

 


Télécharger  - Cliquer sur les liens ci-dessous :

Feuille de messe (PDF)

Annonces paroissiales (PDF)

En route vers Dimanche (Commentaires de Marie-Noelle Thabut) KTO (Vidéo)

Dans l’évangile de ce dimanche, nous avons la présentation officielle du collège apostolique. « Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre… ». Il y a là une allusion claire au primat de Pierre dans le collège des apôtres. Il n’est pas dit en effet : « Le premier Pierre, le deuxième André, le troisième Jacques… », comme s’il s’agissait de simples numéros d’une liste. Pierre est dit premier au sens fort, au sens où il est le chef des autres, leur porte-parole, celui qui les représente. Jésus expliquera plus tard, dans ce même évangile de Matthieu, le sens de ce « premier », quand il dira : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise… ».

Mais ce n’est pas tant sur le primat de Pierre que je voudrais m’arrêter que sur la raison qui pousse Jésus à choisir les douze et à les envoyer. Voici comment ceci est décrit : « Jésus, voyant les foules, eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger ». Jésus vit les foules, eut pitié d’elles : cela le poussa à choisir les douze et à les envoyer prêcher, guérir, libérer…
Il s’agit d’une indication précieuse. Cela veut dire que l’Eglise n’existe pas pour elle-même, pour sa propre utilité ou son salut ; elle existe pour les autres, pour le monde, pour les gens, surtout pour ceux qui sont fatigués et abattus. Le Concile Vatican II a consacré un document entier, Gaudium et spes, à mettre en lumière cette raison d’être de l’Eglise : elle est « pour le monde ». Il commence par ces paroles bien connues : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur ». « Jésus, voyant les foules, eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger ». Les bergers d’aujourd’hui, du pape jusqu’au dernier curé de village nous apparaissent dans cette lumière comme les dépositaires et les continuateurs de la compassion du Christ. Le défunt cardinal vietnamien F. X. Van Thuân, qui avait passé treize ans dans les prisons communistes de son pays, affirma dans une méditation prononcée en présence du pape et de la curie romaine : « Je rêve d’une Eglise qui soit une ‘Porte Sainte’ toujours ouverte, qui embrasse tout le monde, remplie de compassion, qui comprend les peines et les souffrances de l’humanité, une Eglise qui protège, console et guide toute nation vers le Père qui nous aime ». L’Eglise doit poursuivre, après sa disparition, la mission du Maître qui disait : « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous soulagerai… ». C’est le visage le plus humain de l’Eglise, celui qui aide le plus les âmes à se réconcilier avec elle et à lui pardonner tant de ses faiblesses et misères. Le Padre Pio da Pietrelcina a voulu appeler l’hôpital qu’il a fondé à San Giovanni Rotondo : « Maison de soulagement de la souffrance ». Un très beau nom, qui s’applique en fait à toute l’Eglise. Toute l’Eglise devrait être une « maison de soulagement de la souffrance ». Nous devons reconnaître qu’elle l’est en partie, sauf si on ferme résolument les yeux sur l’immense œuvre de charité et d’assistance accomplie par l’Eglise parmi les plus déshérités du monde.

En apparence, les foules que nous voyons autour de nous, au moins dans les pays riches, ne semblent pas du tout « fatiguées et abattues » comme au temps de Jésus. Mais ne nous faisons pas d’illusions : derrière la façade insouciante et opulente, sous les toits de nos villes, il y a souvent une grande fatigue, une solitude, un désarroi, parfois même du désespoir. Nous ne semblons pas non plus être des foules « sans berger », vu tous ceux qui luttent dans chaque nation pour devenir bergers du peuple, c’est-à-dire chefs et détenteurs du pouvoir. Cependant, combien d’entre eux sont prêts à mettre en pratique ce que Jésus demande : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » ?

Père Raniero Cantalamessa OFM Cap, 13 Juin 2008 - Source : Zénith

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.