DIEU NOTRE PÈRE, Nous te rendons grâce pour les soixante années de vie, de foi et de mission de notre Diocèse de Nouméa. Merci pour tous ceux qui, au fil des générations, ont annoncé l'Évangile sur cette terre, servi leurs frères et sœurs, témoigné de ton amour et fait grandir ton Église. Nous te bénissons pour les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux, les religieuses et les fidèles laïcs qui ont consacré leur vie à ta mission En cette année jubilaire, renouvelle en nous la joie de croire, la force d'espérer et l'audace d'aimer. Apprends-nous à marcher ensemble dans l'unité, le respect et la fraternité, au cœur de la diversité des peuples et des cultures de la Nouvelle-Calédonie. Que ton Esprit Saint guide notre diocèse vers un avenir de paix, de réconciliation et de communion. À l'exemple de la Vierge Marie, Notre-Dame du Pacifique,donne-nous un cœur disponible à ta volonté et attentif aux plus petits. Fais de notre Église diocésaine une communauté missionnaire,accueillante et rayonnante, témoin de la Bonne Nouvelle auprès de tous. Nous te confions les générations passées, présentes et futures, afin que ton amour demeure au centre de notre vie. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

08/03/2026

08 MARS 2026 : 3ÈME DIMANCHE DE CARÊME - ANNÉE A

 Le Guerchin, Le Christ et la Samaritaine (1640)
Musée Thyssen-Bornemisza
Madrid (Espagne)

« Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » (Jn 4, 13-14)


Cliquer ci-dessous :

👉Feuille de messe

👉Homélie vidéo


👉Lectio Divina

Le temps du Carême est souvent présenté comme un chemin intérieur : un temps pour revenir à l’essentiel, pour reconnaître nos soifs profondes et nous laisser transformer. L’épisode de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine, au puits de Jacob, nous offre justement une magnifique image de cette démarche spirituelle.

L’évangile nous montre Jésus fatigué, assis près d’un puits, au milieu de la journée. Ce détail est important : Dieu nous rejoint dans l'ordinaire de notre vie. La Samaritaine ne vient pas prier ou chercher une révélation spirituelle ; elle vient simplement puiser de l’eau. Et pourtant, c’est là que la rencontre va se produire.

Dans nos vies, nous cherchons souvent des moments extraordinaires pour rencontrer Dieu. Mais ce récit nous rappelle que la grâce surgit souvent au cœur de nos routines, de nos fatigues et de nos gestes les plus simples.

« Donne-moi à boire », demande Jésus. Cette demande ouvre un dialogue inattendu. Très vite, la conversation révèle une autre soif : la soif spirituelle. Jésus parle d’« eau vive », une eau qui devient source jaillissante pour la vie éternelle.

La Samaritaine, comme chacun de nous, porte une histoire complexe, faite de blessures, de recherches et de désirs inassouvis. Jésus ne la juge pas ; il éclaire sa vérité avec douceur. Le Carême est précisément ce temps où nous pouvons regarder notre propre vie avec honnêteté, sans peur, parce que le regard de Dieu est toujours un regard de miséricorde.

Au fil de la conversation, la Samaritaine découvre peu à peu qui est Jésus. Le dialogue passe de la surprise à la question, puis à la foi. Elle comprend que le vrai culte ne dépend plus d’un lieu précis mais d’un cœur qui adore « en esprit et en vérité ».

Le Carême nous invite aussi à cette vérité intérieure. Il ne s’agit pas seulement de pratiques extérieures, mais d’un cœur qui se tourne réellement vers Dieu.

La transformation de la Samaritaine est frappante : elle laisse sa cruche et court annoncer la nouvelle à son village. Celle qui était venue seule au puits devient messagère pour toute une communauté.

La rencontre avec le Christ ne reste jamais enfermée dans la sphère personnelle. Elle déborde naturellement vers les autres. Notre conversion personnelle devient une source de vie pour ceux qui nous entourent et montre que la foi est avant tout relation, car elle parle de coeur à coeur.

Ce passage de l’évangile nous propose finalement trois étapes pour vivre le Carême :
  • reconnaître nos soifs profondes
  • accepter de nous laisser regarder dans la vérité
  • devenir à notre tour témoins de la vie reçue
Comme la Samaritaine, nous venons souvent au « puits » de nos habitudes. Et pourtant, Dieu nous y attend déjà. Peut-être que, dans ce Carême, nous découvrirons nous aussi cette eau vive qui transforme le cœur et fait jaillir la joie.

Et si ce temps de Carême était pour nous l’occasion de laisser Jésus nous dire : « Donne-moi à boire »… pour qu’il puisse lui-même étancher notre soif la plus profonde ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.