Chaque année, le mois d’octobre nous rappelle que l’Église est missionnaire par nature. Avant de monter au Ciel, Jésus dit à ses disciples :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez donc, de toutes les nations faites des disciples,
les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Matthieu 28, 18-20
Cette parole fonde la mission de l’Église toute entière : évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses mais aussi l'ensemble des laïcs, tous unis et appelés à la mission, poursuivant dans l'aujourd'hui de nos vies, la mission de Jésus-Christ. Mais pour que cette mission se poursuive, il faut des cœurs disponibles, des vies offertes : des vocations.
Mission et vocation sont inséparables : Dieu appelle, et ceux qui répondent deviennent témoins et envoyés.
En priant pour les vocations, nous demandons au Seigneur d’éveiller chez les jeunes le désir de le suivre, et chez chacun de nous la fidélité à notre propre appel et à notre baptême.
En ce mois missionnaire, faisons notre cette prière :
« Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson,
et rends nos vies missionnaires de ton amour. »
La présence du prêtre dans nos petites îles d'Océanie est celle de Jésus-Christ dans les villages modestes de Palestine.
Comme le Christ, le prêtre de chez nous visite les villages et les familles. Il encourage les pauvres, réconforte les malades et sème partout où il passe l'espérance et la joie.
Comme le Christ du sermon de la montagne, il jette son regard de Père et de Pasteur sur l'immensité de l'Océan qui lui rappelle l'amour insondable de Dieu pour les hommes et la moisson des âmes.
Comme le Christ, il monte sur la barque qui n'est pas la sienne. Il se dirige à présent vers d'autres rives où les âmes attendent.
Comme le Christ, brisé de fatigue, il tombe de sommeil sur la banquette du bord. La bourrasque peut venir. Matelots ne craignez rien : le Christ est au milieu de vous.
Comme le Christ, il forme des élites à leur prise de responsabilité dans l'Eglise océanienne de demain.
Comme le Christ, il est le trait-d'union entre ces petites îles divisées par l'Océan, les langues, les races, les religions, et les puissances temporelles de ce monde.
Comme le Christ, sa tâche terminée, il se retire. Il laisse à d'autres le soin de continuer sa mission qui est celle de Jésus-Christ.
Oui, le prêtre repose à présent sur cette terre au milieu de l'océan et de ses fils : lui, le messager de la lumière de l'Évangile qui n'a cherché uniquement que le salut des âmes confiées par le Seigneur.
Au-dessus de sa tombe brille la Croix du Sud, symbole éternel de la paix du Christ que le prêtre apporte à nos terres du Pacifique.
Père Apollinaire ANOVA-ATABA
(1929-1966)


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