😀 Lien vers le site de la Fondation Chiara Luce
Chiara Badano, surnommée “Luce” (qui signifie lumière en italien), est née le 29 octobre 1971 à Sassello, un petit village du nord de l’Italie. Fille unique de Ruggero et Maria Teresa Badano, elle grandit dans une famille simple et profondément chrétienne, baignée de tendresse et de foi.
Dès son enfance, Chiara manifeste un cœur sensible, ouvert aux autres, attentif aux plus petits et aux souffrants. À l’école, elle est appréciée pour sa joie, son dynamisme, et son sens du partage. Elle aime la nature, le sport — surtout le tennis —, la musique et les amis. Une adolescente pleine de vie, moderne, rieuse… mais habitée d’un amour profond pour Dieu.
À l’âge de 9 ans, Chiara découvre le Mouvement des Focolari, fondé par Chiara Lubich. Elle y apprend à vivre concrètement l’Évangile, en mettant en pratique la phrase qu’elle répétera souvent :
« Jésus, c’est mon ami, mon idéal, mon tout. »
Sa foi n’est pas une fuite du monde, mais une manière d’aimer pleinement dans le quotidien : à l’école, en famille, avec les pauvres ou les malades.
À 17 ans, alors qu’elle s’entraînait au tennis, Chiara ressent une vive douleur à l’épaule. Les examens révèlent un ostéosarcome, un cancer rare et agressif des os. Commence alors un long chemin de souffrance et de lumière.
Plutôt que de se replier sur elle-même, elle choisit d’offrir tout par amour pour Jésus. À chaque étape de la maladie, elle répète :
« Si tu le veux, Jésus, je le veux moi aussi. »
« Je comprends que Dieu me demande quelque chose de plus, de plus grand. Peut-être vais-je rester dans ce lit des années. Je ne sais pas. La seule chose qui m’intéresse c’est la volonté de Dieu, bien la faire, dans l’instant présent. »
Sa joie devient contagieuse. Malgré la douleur, elle rayonne de paix. Elle confie :
« Je n’ai plus rien, mais j’ai encore mon cœur, et avec lui je peux toujours aimer. »
Elle demande qu’on l’appelle désormais “Luce”, la lumière — un nom donné par Chiara Lubich pour signifier la clarté de son âme.
« Tu as une lumière merveilleuse dans les yeux. Comment fais-tu ? ». « J’essaie d’aimer Jésus. »
Sachant sa mort proche, Chiara prépara minutieusement ses obsèques, les considérant comme un mariage. Elle demanda à être vêtue de blanc avec une ceinture rose, et choisit les chants de messe. Elle regretta de ne pouvoir faire don de ses organes compte tenu de sa maladie, mais obtient de pouvoir tout de même faire don de sa cornée.
« Ne versez pas de larmes sur moi. Je vais voir Jésus, je vais commencer une autre vie. À mon enterrement, je ne veux pas de gens qui pleurent mais qui chantent à pleine voix. »
Le 7 octobre 1990, à l’âge de 18 ans, Chiara Luce s’endort dans la paix, après avoir murmuré :
« Ciao Maman, sois heureuse, car moi je le suis. »
De son vivant, Chiara Luce Badano avait parrainé une mission au Bénin, qui s'occupe d'un orphelinat. L'ensemble des dons fait lors de ses obsèques, présidées par Mgr Maritano, évêque d'Acqui et auxquelles assistent des milliers de personnes, fut envoyé à la mission suivant son souhait. Cette mission prit, après sa mort, le nom de Chiara Luce Badano, et continue d'exister.
Des milliers de jeunes découvrent alors son histoire et trouvent en elle un modèle de foi, de courage et de joie dans l’épreuve.
Le 25 septembre 2010, Chiara Luce Badano a été béatifiée à Rome par le pape Benoît XVI. Elle est aujourd’hui fêtée le 29 octobre.
Elle demeure un modèle pour les jeunes du monde entier : une lumière qui montre que la sainteté n’est pas réservée à quelques-uns, mais qu’elle se vit dans le quotidien, dans le don de soi, dans l’amour fidèle à Dieu jusque dans la souffrance.
« Les jeunes sont l’avenir. Moi, je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau, comme aux Jeux olympiques. Ils n’ont qu’une seule vie et cela vaut la peine de bien la vivre. »
« Chaque instant est précieux et il ne faut donc pas le gaspiller. Si l’on vit ainsi, tout est pourvu de sens. Tout trouve sa juste dimension une fois qu’on l’offre à Jésus, même les moments les plus affreux. Donc, il ne faut pas laisser s’échapper la douleur : elle acquiert tout son sens en devenant une offrande à lui. »
Entrée dans la Vie le 07 octobre 1990

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